Retour au portailUniversité Internationale de Libreville Berthe & Jean

Fondatrice de l’IIBJ

Dr Marie-Madeleine MBORANTSUO

« Une bâtisseuse d’institutions »

Le Dr Marie-Madeleine MBORANTSUO, Magistrate hors hiérarchie et Haute Personnalité de la République Gabonaise, est née le 18 avril 1955 à Franceville (Gabon). Juriste de renom, universitaire et bâtisseuse d’institutions, elle s’est illustrée aussi bien dans le domaine judiciaire que dans celui de l’éducation, de la gouvernance constitutionnelle et de la diplomatie juridique internationale.

Dr Marie-Madeleine Mborantsuo
Marie-Madeleine MBORANTSUOFondatrice de l’IIBJ

Fondatrice de l’Institution Internationale Berthe et Jean

Elle est Fondatrice de l’Institution Internationale Berthe et Jean (IIBJ) pour l’Éducation, la Recherche, la Culture et le Développement durable. Cette Institution comprend notamment le Lycée Privé International Berthe et Jean (LPIBJ), ainsi que l’Université Internationale de Libreville - Berthe & Jean (UIL-BJ).

Une formation juridique d’excellence

Après l’obtention de son Baccalauréat série A4 en 1975, elle poursuit des études supérieures et décroche une Maîtrise en droit en 1979 au Gabon. Sa spécialisation en droit public et constitutionnel se consolide en France avec un Diplôme d’Études Approfondies (DEA) en droit constitutionnel, finances publiques et fiscalité à l’Université Paris II Panthéon-Sorbonne en 1982, puis d’un Doctorat en droit public obtenu avec la mention très honorable avec les félicitations du jury à l’Université d’Aix-en-Provence en 2001.

Elle débute sa carrière en 1979 en qualité d’Auditeur à la Chambre des Comptes de la Cour suprême du Gabon. Après un stage de perfectionnement à la Cour des Comptes française et à l’Institut d’Administration Publique de Paris, elle est nommée Conseiller du Ministre de la Planification tout en poursuivant ses fonctions de Magistrat à la Chambre des Comptes de la Cour Suprême. Parallèlement, elle enseigne durant près de 10 ans les finances publiques et la fiscalité à l’Université Omar Bongo (UOB) et à l’Institut de l’Économie et des Finances (IEF).

Bâtisseuse d’institutions et contribution à l’État de droit

En 1983, elle devient Présidente de la Chambre des Comptes de la Cour Suprême (actuelle Cour des Comptes), devenant ainsi la première femme à accéder à cette fonction au Gabon. Elle œuvre alors à rendre opérationnelle cette institution et à former des Magistrats spécialisés dans le contrôle des finances publiques.

Son engagement pour la consolidation de l’État de droit prend une dimension décisive lors de la Conférence Nationale de 1990, au cours de laquelle elle participe activement aux travaux de la Commission des Institutions et à la rédaction de la Constitution de 1991. Cette dernière marque le retour au multipartisme, consacre la séparation des pouvoirs et institue notamment la Cour Constitutionnelle.

Par la suite, elle est nommée parmi les premiers membres de cette institution avant d’être élue Présidente de cette Haute Juridiction par ses pairs. Elle devient ainsi la première femme Président d’un Corps Constitué au Gabon. Elle a joué un rôle majeur dans l’implantation et le rayonnement des institutions juridictionnelles gabonaises, notamment la Cour des comptes et la Cour Constitutionnelle. De plus, elle a bâti l’un des plus beaux et imposants sièges des Cours Constitutionnelles au monde.

Des responsabilités internationales de premier plan

Sur le plan international, elle a occupé d’importantes responsabilités. Elle fut 1er Vice-Président du premier collège du Comité International de Bioéthique de l’UNESCO en 1993 et participa, aux côtés de grandes figures scientifiques et juridiques, à l’élaboration de la Déclaration Universelle sur le Génome Humain. Consultante auprès de l’UNESCO sur les questions d’Éducation, de Développement Durable et de Genre, elle intervient aussi dans plusieurs forums internationaux.

Co-fondatrice de l’Association des Cours et Conseils Constitutionnels des Pays ayant en partage l’Usage du Français (ACCPUF) avec Monsieur Roland DUMAS, elle en assurera la présidence avant d’être élevée au rang de Président d’honneur. Elle est également reconnue pour son expertise dans l’observation électorale et la formation des Juges Constitutionnels.

Par ailleurs, le Dr Marie Madeleine MBORANTSUO est Arbitre Conciliateur au Centre International des Règlements des Différends Relatifs aux Investissements (CIRDI), organe de la Banque Mondiale. De 2004 à 2025, elle est Présidente de la Commission Nationale chargée du Règlement du différend frontalier entre le Gabon et la Guinée Équatoriale sous l’arbitrage des Nations Unies. Entre 2021 et 2025, elle exerce aussi les fonctions d’Agent de la République Gabonaise auprès de la Cour Internationale de Justice de La Haye.

Un parcours en quelques dates

  1. 1975Baccalauréat série A4
  2. 1979Maîtrise en droit — début de carrière à la Chambre des Comptes
  3. 1982DEA en droit constitutionnel, finances publiques et fiscalité (Paris II)
  4. 1983Présidente de la Chambre des Comptes de la Cour Suprême
  5. 1990Conférence Nationale
  6. 1991Constitution de la République Gabonaise
  7. 1993Comité International de Bioéthique de l’UNESCO
  8. 2001Doctorat en droit public (Aix-en-Provence)
  9. 2004–2025Présidence de la Commission nationale sur le différend frontalier Gabon–Guinée Équatoriale
  10. 2021–2025Agent de la République Gabonaise auprès de la Cour Internationale de Justice

Distinctions

  • Grand-Croix dans l’Ordre national de l’Étoile équatoriale
  • Grand-Croix dans l’Ordre national du Mérite gabonais
  • Grand-Croix dans l’Ordre national de la Panthère noire – République Gabonaise
  • Commandeur de la Légion d’Honneur française
  • Chevalier dans l’Ordre du Mérite centrafricain
  • Docteur Honoris Causa de l’Université Universiapolis d’Agadir au Maroc
  • Commandeur de l’Ordre International des Palmes Académiques-CAMES
  • Commandeur dans l’Ordre Gabonais de l’Éducation Nationale

Travaux et publications

Le Dr Marie Madeleine MBORANTSUO est auteure de plusieurs ouvrages et publications scientifiques. Elle a notamment publié « La Contribution des Cours Constitutionnelles à l’État de droit en Afrique », ainsi que des travaux consacrés à la Constitution gabonaise et à la gouvernance démocratique.

Biographie institutionnelle transmise par le Secrétariat Général de l’UIL-BJ (2026).

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